Le fil de l’actualité étant de plus en plus dense de nos jours, surtout alimenté d’informations et de polémiques aussi
rébarbatives qu’insignifiantes, on peut parfois passer à côté de choses essentielles ; et je vous avoue bien volontiers qu’à l’heure où j’écris ce billet je m’en veux terriblement d’être
passé à côté de ça.
« Ça », c’est d’abord un sommet, enfin c’était un sommet Aquitaine-Euskadi (Mea Culpa) qui s’est déroulé le 30 novembre dernier à
l’Hôtel de Région de Bordeaux durant lequel Alain Rousset, président du Conseil Régional d’Aquitaine recevait Patxi López Álvarez, le chef du Gouvernement régional de la Communauté autonome du Pays Basque
espagnol.
A cela rien d’étonnant me direz-vous.
Pourtant, à l’heure du « débat » sur la fameuse question de l’Identité Nationale vous serez surpris d’apprendre que ce sommet avait pour objet d’approfondir et de renforcer la
coopération de ces deux entités à travers la création d’une « euro-région ».
Et non, vous ne rêvez pas, alors que l’on parle en France de l’identité de notre nation, de sa cohésion, entre autres choses, par la langue et la
culture ; le président socialiste du conseil régional aquitain Alain Rousset n’hésite pas, avec l’aval du gouvernement, à entamer un processus
de démantèlement de notre territoire national en soutenant la création d’une euro-région basque transcendant la France et l’Espagne et basée sur une langue commune, le basque, et la
transmission de compétences des deux Etats à l’Euskadi en matière de transports, de formation, d’agriculture et de recherche.
Voilà donc le double discours de nouveau en marche : d’une part on nous vante l’identité et l’unité de la Nation, et d’autre part on consent au renoncement de ces valeurs au profit d’un
utopique fédéralisme européen qui se plaît à survivre à toutes les remises en cause (démocratiques) de ce système par les
peuples.
Pour en revenir au sommet, sachez enfin qu’il s’est terminé sur l’établissement d’un calendrier de six mois pour rédiger les statuts et les objectifs
de cette « euro-région ».
M. Rousset a alors déclaré : « ça fait onze ans que j’attends ce moment… ».
Nous avons donc six mois, chers compagnons, pour nous mobiliser, en Aquitaine et ailleurs ; six mois pour défendre encore et toujours une Europe des projets qui respecte les Nations, leur
culture, et leur territoire ; six mois pour défendre des coopérations à la carte entre Etats souverains qui n’ont pas à transiger sur l’intégrité de leur territoire au profit de
revendications autonomistes ou d’un idéal européen irréaliste.
Alors en cette période de fêtes je vous adresse, chers compagnons, tous mes meilleurs vœux et fait
appel à votre courage et à vos convictions, pour que, dès la rentrée prochaine, ensemble nous défendions nos valeurs !
Debout la République, Debout les Jeunes !
Vincent Minville
Coordinateur Régional DLJ Aquitaine
Responsable DLJ Gironde
Délégué DLR de la 8ème circonscription de la Gironde
http://aquitaine.fr/IMG/pdf/CP_Sommet_Aquitaine-Euskadi.pdf
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